C’est l’entrée de gamme, ou la porte d’entrée du domaine, le petit frère des grandes cuvées ou la cuvée « de base »… C’est comme vous voulez, et peu m’importe ces mots et dénominations. Il n’a rien à cacher de toute façon. Il est comme il est. Franc, ouvert et honnête. Blanc de blancs, donc uniquement élaboré avec du Chardonnay, l’actuelle cuvée Carte d’Or est un assemblage des millésime 2009 et 2010, vinifié et élevé en cuve et vieilli pendant 36 mois dans la craie à 10 mètres sous terre avant dégorgement.
Sous un nez de groseilles, de citron et d’herbe fraiche, il se montre tendu et vif avec une bulle fine et persistante. Une vivacité qui supporte aisément le dosage en « Brut » avec 10 grammes de sucres.
De nature CARNIVORE ou HERBIVORE, ce Champagne se boit selon vos humeurs et vos envies. Pendant un apéritif qui demande de la légèreté dans le verre, sur divers poissons, poêlés ou crus, avec des sushi, du jambon cru, avec un fromage de chèvre frais ou sur une Tatin de pommes caramélisées. Fiez vous à votre instinct et à sa franchise : il le dira à votre palais s’il se sent mal accompagné…
Envie d’un #Champagne Extra-Brut blanc de blancs frais et charnu ?
Établie au cœur de la Côte des Blancs, une famille dans la viticulture depuis plus de dix générations. Première marque en 1902. En 1931, Paul Lebrun lance son champagne. Aujourd’hui, ses petits-enfants Nathalie et Jean Vignier cultivent 16,5 ha de Chardonnay autour de Cramant et dans le Sézannais. (RM).
Discret au premier nez, ce Chardonnay vinifié en extra-brut libère à l’aération d’élégantes notes de fleurs blanches, de pamplemousse et d’ananas. Une fraicheur aromatique que l’on retrouve dans une bouche charnue, dense sans lourdeur. La note aurait été encore plus élevée avec un peu plus de longueur… Boire entre 2015-2020 sur un carpaccio de Saint-Jacques.
Commentaire de dégustation du Guide Hachette 2016
Les habitants de l’État de New York sont des veinards ! #Champagne
Ils l’étaient sans doute déjà avant, mais ils le sont vraiment depuis que SCHATZI WINES, un « importateur et distributeur de vins alternatifs » dont le siège se trouve à Milan NY a commencé à importer le CHAMPAGNE LE CLOS L’ABBÉ d’Hubert Soreau. Lisez un extrait de leur de texte enthousiaste au sujet d’Hubert et de son vin (et si vous vivez dans l’État de New York, vous devriez essayer de mettre la main sur une bouteille de ces bulles délicieuses le plus vite possible !).
"Hubert Soreau n’est pas originaire de la région Champagne et comme beaucoup d’étrangers qui ont trouvé leur place dans les régions viticoles européennes traditionnelles (ref. Tony Bodenstein à Pradel, Michi Moosbrugger au Schloss Gobelsburg, Ted Lemon sur Dujac), il attire l’attention. Avec une poignée de vignerons de la région, il appartient aux défendeurs de l’approche « millésimé unique, parcelle unique, pièce unique » et travaille sans être encombré par des traditions et des conventions habituelles. LE CLOS L’ABBÉ se trouve à l’extérieur d’Epernay, là où la Vallée de la Marne et la Côte des Blancs se rencontrent. Il était déjà destiné à la viticulture au 9e siècle, sur ordre de l’évêque de Reims. [...]
Hubert n’utilise ni pesticides ni herbicides et récolte son CHARDONNAY tardivement avec une maturité moyenne de 11 ° Baumé (11,13 % Vol d’alcool potentiel). Les fermentations se font en fûts avinés et dans des fûts de chêne d’Hautvillers de 300 litre. Après un long vieillissement en bouteille et dégorgeage, le vin est fini avec un dosage minimal. "
Hier soir j’ai ouvert une bouteille de Champagne Paul Lebrun Demi-sec. J’en avais envie. Habituellement plutôt buveur de « brut », j’avoue que moi aussi, j’ai besoin de temps en temps d’un peu de douceur dans mon verre. Ça doit être le côté romantique de mon palais…
fruits exotiques
Doré, avec des bulles très fines et crémeuses, le vin me fait des yeux doux dès la première minute. Il dégage un délicat parfum de groseilles et de melon frais, que je retrouve en bouche, enrichi d’un peu de jus de citron. Fier d’être un vin demi-sec, il affiche son dosage de quelques 35 grammes de sucre par litre sans complexe. C’est un espèce de Champagne en voie de disparition, justement parce que la plupart des gens sont comme moi. La mode est aux bulles plus sèches. Doté d’un équilibre frais et tendre, ce vin finit quand même sur acidité bien juteuse.
ACCOMPAGNEMENT POUR CARNIVORES & HERBIVORES
Celles ou ceux qui sabrent une bouteille de ce Champagne devraient se munir d’une belle salade de fruits et d’un certain sens pour la gourmandise.
Qu’attendons nous d’un Champagne ? Qu’il divertisse notre palais ou qu’il le séduise ? Un moment de pétillance et un certain rafraîchissement ? De la douceur, des arômes sucrés, minéraux , ou fruités… ?
Champagne Paul Lebrun
Certainement un peu de tout ça à la fois. Mais il est loin d’être évident de réunir tous nos désirs gustatifs dans chaque bouteille. Le Champagne n’est pas une boisson universelle qui se plie à nos désirs à chaque fois que notre cerveau rêve de bulles ! Plus un Champagne a du caractère, plus il sera distingué et plus il choisira son camp. Il convient donc tout naturellement de bien choisir le moment adéquat pour chaque flacon dégusté, de la même façon que les vins tranquilles…
J’ai récemment ouvert cette bouteille de Champagne Paul Lebrun Grande Réserve, gardée dans ma cave depuis quelques mois. C’est un pur blanc de blancs, fait essentiellement avec des vins du millésime 2009 provenant de différents terroirs de la Côte des Blancs et du Sézannais. Alors qu’il est vrai que ces vins font l’essentiel de leur vieillissement dans les caves du domaine et qu’ils sont « à point » pour être dégustés au moment de leur vente, ces quelques mois de repos supplémentaires après dégorgement semblent lui avoir fait beaucoup de bien.
Champagne Paul Lebrun
Des bulles fines, abondantes et persistantes donnent beaucoup de légèreté visuelle au vin brillant et doré. Le premier nez, exubérant avec ses arômes de vanille, de noisette et de levure fraîche, s’ouvre d’avantage dans mon verre de vin (à bas la flute de Champagne souvent trop étroite !) sur le poivre blanc et des fleurs séchées. La bouche est suave, fraîche et salin et fini sur une très belle longueur vive, délicatement citronnée et poivrée. Une fois fini, le fond de verre révèle des herbes fraîches.
Alors que faire avec ce vin ? Personnellement, je le mettrai sur un apéritif. Certes, à première vue une réponse facile pour des bulles, mais laissez-moi vous donner mon raisonnement : l’arômatique de ce Champagne indique une certaine évolution, mais elle reste très intéressante et montre une belle diversité. La douceur en bouche demande de le servir seul, ce qui permet aussi de pleinement profiter de sa longueur sans « écraser » sa délicate persistance aromatique.
Quand on dit Champagne, on pense plutôt « cuvée » et « assemblage » que « sélection parcellaire ». Et c’est vrai, on peut considérer les champenois comme les rois de l’assemblage. Très peu de vignerons et de maisons mettent de véritables sélections parcellaires, donc issus d’une seule vigne, d’un seul terroir, sur le marché. Les vins qui ont été construits à l’aide de raisins de différents terroirs, cépages et même millésimes dominent largement l’offre champenois (seulement 10% des vins champenois environ revendiquent le millésime et sont donc faits à partir de la récolte d’une seule année).
terroir champagne
Pour pouvoir apprécier l’expression de différents terroirs en champagne, une seule solution : il faut connaître un vigneron ou une vigneronne qui vous invite à venir déguster les vins de base en cave. On appelle « vin de base » en champagne toutes les cuves, barriques et lots de vin produits pendant les dernières vendanges. Avec les vins de réserve, des vins de millésimes antérieurs gardés en cave pendant deux ou trois années, les vins de base vont servir pour créer les différents cuvées mises en bouteille au printemps pour réaliser la prise de mousse. Lors d’un passage dans les caves du Champagne Paul Lebrun à Cramant cet hiver, je n’ai évidemment pas refusé quand Nathalie m’a proposé de découvrir les différents terroirs de leur vignoble à travers une dégustation de ses vins de Chardonnay en cave. Ce n’est pas forcement un exercice aisé de déguster des vins très jeunes, quelques semaines seulement après avoir achevé les fermentations. De plus, les vins de base champenois sont construits sur l’acidité et la minéralité, ce qui peut surprendre le palais.
Premières presses (parcelle sur craie à Barbonne Fayel) : des arômes d’abricot, d’ananas et de confiserie, vif, acidulé et droit en bouche. Premières presses (parcelle sur silex à Saudoy) : impression générale plus chaude et généreuse, une aromatique marquée par la pomme et la poire, rond et gourmand au palais, une finale marqué par des arômes de buis. Premières presses (Parcelle sur craie, lieu dit « Les Bercottes") : vin très fin et élégant, doux au toucher, légèrement mentholé et plus discret. Deuxièmes presses (terroir de Cramant) : un vin plus coloré, marqué par des arômes de fleur, de miel et de cire d’abeille, riche en bouche, fondu, présentant moins d’acidité. Premières presses (terroir de Cramant) : fin, élégant, et doux avec une aromatique délicate et très riche : agrumes, citron vert, litchi, mirabelle et prune, raisin frais… Premières presses (Vindey - Terroir du Sézannais) : complexe, riche et très mûr, avec un parfum de menthe fraîche, de fruits blancs comme la poire et du beurre, mais également une forte proportion de minéralité et un côté fumé.
En général, les terroirs sur craie semblaient donner plus de structure et de minéralité, tandis que les sols plus argileux et ou sableux confièrent plus de richesse et de maturité aux vins. En tout cas dans cette dégustation. Il ne faut néanmoins pas oublier qu’un terroir n’est pas seulement fait par le sol. Le climat, la topographie et la disponibilité en eaux constituent des facteurs tout aussi importants.
Champagne Paul Lebrun
Pour Nathalie les tendances gustatives des différents terroirs qu’elle travaille se confirment néanmoins chaque année, indépendamment du millésime.
« Les vignes de Cramant donnent toujours des vins construits sur l’élégance, la finesse et la minéralité. Ce sont des vins qui demandent de la patience, des vins de garde. Ce sont eux qui nous permettent de construire nos plus grands champagnes pour la table. Les vignes du Sézannais en revanche, situées au sud de la Côte de Blancs, montrent toujours plus de maturité et de générosité. Des vins plus charmeurs, qui se défendent plus facilement seuls. »
Les SommelierS disent : Paul Lebrun Prestige - tout en finesse et en élégance...
Champagne Paul Lebrun Cuvée Prestige brut Robe : jaune doré, belle brillance. Fines bulles. Nez : frais, plaisant. Sur notes de poires et de reine-claude. Bouche : franche, très différent du nez, plutôt sur des notes de pêche de vigne, pointe de citron. Belle finale. Accords mets et vins : apéritif, tartare de lotte et saumon mariné. Commentaires : tout en finesse et en élégance.
LE CADRE
Le Château de Pierry, gentilhommière datant du 18e siècle, a été le cadre féerique de la nouvelle dégustation de SommelierS International, cette fois dédiée aux Champagnes de Vignerons. Près de 200 cuvées élaborées par les vignerons de Champagne défilaient dans la Galerie des Rois du Château.
En présence de Serge Dubs, vice-président A.S.I. pour l’Europe et Meilleur Sommelier du Monde, Philoppe Faure-Brac, Meilleur Sommelier du Monde et Michèle Chantôme, secrétaire général de l’A.S.I. et présidente des sommeliers du Maroc. Des invités de marque qui ont activement participé à cette séance de travail.
Ah, des bulles ! Ça fait du bien ! Mais bien plus encore. De l’élégance dans le nez d’abord : du coing et de poires en sirop, de la crème pâtissière à la noisette, des fleurs séchées et des fleurs fraîches. C’est un bouquet très mûre, ou tertiaire, marqué par le temps et des arômes de vieillissement.
En bouche, la bulle est fine, le corps généreux et puissant, marqué par une vivacité surprenante. C’est typique du Chardonnay. Plus précisément du Chardonnay de Cramant, car les vignes de cette cuvée poussent sur les sols crayeux de la Côte de Blancs.
Pour Nathalie Vignier, les vins de Cramant se distinguent toujours par une forte minéralité et une certaine tension en bouche. « Les Champagnes pur Cramant demandent de la patience. Ils ont besoin de s’enrober, de mûrir. »
Après une vinification et un élevage partiel en fût, suivi par un vieillissement sur lattes de quatre ans, ce vin est aujourd’hui arrivé à pleine maturité. À déguster et à apprécier dès maintenant.
ACCOMPAGNEMENT HERBIVORE : Une poêlée de cèpes fraîches sur une purée de panais au garam masala, ou un Brie de Meaux au lait cru avec du pain au figues. ACCOMPAGNEMENT CARNIVORE : un filet de barre à la cannelle, une choucroute poisson au beurre blanc, un suprême de volaille à la crème…